Présentation de L'andalou
Mais c'est au XIIème siècle que l'Andalou voit le jour, il prend le nom de son berceau originel l'Andalousie. En fait, l'Andalou a des racines métissées dues à l'invasion des maures qui ont laissé des cheptels de chevaux Barbes et Arabes dans le pays. Le mélange de sang entre ces chevaux orientaux et les chevaux indigènes a façonné la race ibérique.
Au XVème siècle, des moines de trois couvents: les Chartreuses de Jerez de la Frontera, de Seville et de Cazallo, se mettent à sélectionner les meilleures souches pour conserver la pureté de l'Andalou. C'est un tournant décisif dans l'existence de l'Andalou.
Au XVIIème siècle, on ne compte plus les oeuvres consacrées à ce cheval. Il apparaît comme un cheval exemplaire de la Haute Ecole grâce à ses allures relevées et ne cessent d'être sollicité par la Cour. Habile en dressage, il est idéal pour les écuyers. En ces époques de guerres, avec un tempérament paisible, une résistance à toute épreuve et une agilité hors du commun, il devient un excellent destrier très utile sur les champs de batailles.
L'Andalou s'exporte à l'étranger où il y connaît un incroyable succès. Certains propriétaires l'utilisent même pour améliorer d'autres races, comme le Holstein, le Nonius, le Wurtemberg, le Hanovrien, l'Alter Real, le Lusitano, le Napolitain, le Lippizan, le Kladruber, le Frison, le Hackney, le Connemara, le trotteur d'Orlov et même le Pur-Sang Anglais...
En 1789, sous Charles IV, le premier livre généalogique consacré à l'Andalou est créé en Espagne. Après la Révolution Française, Napoléon capture les meilleurs Andalous durant ses campagnes ibériques. Les meilleures souches disparaissent presque totalement; mais les moines Chartreux parviennent à sauver la race en conservant des chevaux d'exception dans leurs élevages, les Cartujas. En 1810, les frères Zapata et en 1835, les familles de Jerez (Antonio Abad Romero) rachètent des chevaux aux moines. En 1864, un ordre royal est appliqué et l'Etat devient le maître du cheptel.
Fin du XIXème siècle, avec le développement des courses et du saut d'obstacle, l'Andalou n'est plus "à la mode". Certains éleveurs perséverants créent en 1912, le stud-book de la race où seront inscrits une majorité d'ascendants des Cartujanos. Progressivement le nom "Andalou" disparait pour "Pure Race Espagnole" (PRE). Après une courte réapparition du PRE lors des courses de taureaux à cheval, très populaires en 1920, le PRE retombe dans l'oubli avec la guerre et la mécanisation.
En 1972, l'Ecole Royale Andalouse d'Art Equestre est créée et le PRE peut enfin s'imposer en Haute Ecole. C'est à cette période qu'il se dissocie définitivement du Lusitanien. Il connait une très forte expansion internationale.